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ALEX RIDER | Les séries de Pascal Bernheim
ALEX RIDER
ADO. ESPION. HÉROS.
19 juin 2021

Première saison d’une série adaptée de romans «jeune public» dont le héros est Alex Rider, qui prête son nom au titre de la série. Sortie l’an dernier sur Prime Video, elle vient d’arriver sur OCS. Pas à proprement parler une série pour enfants, plutôt une série légère et divertissante pour ados et jeunes adultes, cette dernière catégorie étant précisément celle à laquelle j’appartiens, comme vous

Ecouter la chronique (X’XX”)

Alex Rider est né dans l’imagination d’Anthony Horowitz, prolifique écrivain britannique, auteur de romans pour la jeunesse dans les genres policier, espionnage et fantastique. Sa série de romans Alex Rider, quatorze ans, espion malgré lui a déjà vu son premier tome, Stormbreaker, adapté au cinéma en 2006. Quant au second, Pointe blanche, il est au centre de la première saison de la série, même si le début de l’histoire est directement emprunté à Stormbreaker.

Ca commence mal

Alex Rider a donc quatorze ans. Orphelin, il vit chez son oncle Ian, banquier, qui est secondé par une sorte de gouvernante, Jack, à la fois tutrice et meilleure amie d’Alex. L’ado mène sa vie peinard, jusqu’à la mort brutale de son tonton. Alex va découvrir alors que ledit tonton était en réalité un espion et que la banque qui l’employait n’est qu’une couverture des services secrets britanniques. Bien qu’Alex ait encore du lait derrière les oreilles, le MI-6 le recrute parce qu’il a besoin de lui pour terminer le job que son oncle a laissé en plan pour cause de mort brutale. Voilà pour ce début commun au film Stormbreaker et au premier épisode de la première saison de la série.

Alex Rider (Otto Farrant) / PrimeVideo

La légèreté ne s’évalue pas au nombre de cadavres

Après le cadavre de tonton Ian, on en découvre un autre, qui appartenait à Michael J. Roscoe de son vivant. On retrouve ce cadavre, probablement façon puzzle, tout au fond d’une cage d’ascenseur après une chute de soixante étages. Plutôt bouillie que puzzle… Après une courte enquête, le MI-6 a de bonnes raisons de penser que cette mort hautement suspecte est liée au séjour du fils du milliardaire dans une école assez particulière, destinée aux enfants de familles richissimes en perte de repères : Pointe Blanche, pensionnat perdu dans les Alpes françaises. Espion malgré lui à quatorze ans, Alex Rider a donc pile l’âge du rôle pour aller fouiner à Pointe Blanche…

Fiona Friend (Alana Boden) / PrimeVideo

Série au sommet?

Si Alex Rider n’atteint pas le toit du monde, la série est bien installée au camp de base. Il y a tous les ingrédients d’une bonne histoire d’espionnage, même si elle est très calquée sur le modèle du genre, les aventures de James Bond. Il y a même quelques références bienvenues. On a tout, jusqu’au méchant savant fou qui veut devenir maître du monde en toute invraisemblance. Une réalisation et un montage assez rythmés, nerveux, des personnages sympathiques du côté des gentils, une bonne bande son et une distribution d’excellente qualité.

Dr. Greif (Haluk Bilginer) / PrimeVideo

Sens dessus et dessous

Et puis il y a un peu de sens : les ados, fusent-ielles richissimes, ont des problèmes d’ados. Si ce qui se passe à Pointe Blanche, devrait rester à Pointe Blanche (on s’en doute très vite, ça va pas le faire), ce qui se passe à Pointe Blanche ne se passe pas dans une vie normale d’adolescent·e, on peut cependant y voir une certaine métaphore de ce moment complexe et parfois difficile de l’existence. Quand on a quatorze-quinze ans, qu’on a des potes qui tiennent à vous et auxquel·le·s on tient, qu’on va au collège – une vie d’ado quoi –, comment se confronte-t-on à deux univers aussi différents qu’une poule pondeuse et un parapluie, à savoir la vie d’ado d’un côté et les secrets de la marche claudicante du monde dans laquelle baigne les services secrets? Dans ce dernier cas il y a un trait d’union qui s’appelle Alex Rider, et ce n’est pas toujours tout simple dans sa tête, surtout qu’à un moment, attention divulgâchage, à un moment il a deux têtes !… Bon, l’intrigue est gentiment cousue de fil blanc et on devine parfois deux-trois trucs en cours de route, mais ça ne gâche pas le plaisir.

Voir la bande annonce VOSTFR

Masum - Haluk Bilginer et Serkan Keskin - Les séries de Pascal Bernheim

Sur OCS et PrimeVideo (VF et VOSTFR), huit épisodes.

Déconseillé aux moins de 12 ans.

Les bonus

Philosophie - Pascaline Sordet

Peter Szendy
Sur écoute
Editions de Minuit

«L’écoute est peut-être l’activité la plus discrète qui soit. C’est à peine une activité: une passivité, dit-on, une manière d’être affecté qui semble vouée à passer inaperçue. Quelqu’un qui écoute, ça ne s’entend pas.
J’ai pourtant rêvé d’une archéologie de nos écoutes musicales: une histoire de nos oreilles de mélomanes, de maniaques de mélodies en tout genre.
J’ai voulu savoir d’où elles me venaient, ces oreilles que je porte et que je prête. Quel était leur âge? Que devais-je, que pouvais-je faire avec elles? De qui les tenais-je, à qui en étais-je redevable?
J’ai donc traqué tous les indices possibles.
Il y a une criminologie de l’écoute (des auditeurs se retrouvent au tribunal, accusés ou plaignants). Il y a des écritures de l’écoute (certaines oreilles laissent des traces durables de leur passage). Il y a des instruments d’écoute (des prothèses enregistreuses, des machines à entendre). Enfin, il y a une polémologie de l’écoute, avec ses guerres, ses stratégies organisées; bref, tout un champ de bataille où nos oreilles, plastiquement, se conforment à des lois et gardent, tel Don Juan face au Commandeur, l’empreinte de l’écoute de l’autre.
Et puis, il y a toi. Toi à qui mes écoutes sont adressées. Toi qui parfois, c’est si rare, m’écoutes écouter.»
Peter Szendy

Peter Szendy, né le 7 mai 1966 à Paris, est un philosophe et un musicologue français d’origine hongroise.

Littérature - Geneviève Bridel

Xavier Hanotte
Derrière la colinne
Belfond

Une réflexion poignante sur la destinée, l’identité, l’amour déçu et cette Grande Guerre qui n’en finit pas de jeter sur les siècles les lueurs et les ombres d’une folie toujours prête à ressurgir. Une redécouverte. Avec une préface de Philippe Claudel, juré du prix Goncourt.

Deux soldats britanniques, engagés volontaires dans la sanglante guerre de 14-18, vont faire ensemble l’apprentissage des tranchées. Mais cette Grande Guerre est-elle bien la leur ? À travers le récit d’un des deux camarades, Derrière la colline propose une formidable évocation du quotidien et de l’horreur des temps. C’est aussi un roman poignant sur la destinée, l’identité, l’amour déçu et l’amitié, qui nous rappelle que la Première Guerre mondiale n’en finit pas de jeter sur notre siècle les ombres d’une folie toujours prête à ressurgir. L’écriture de Xavier Hanotte y mêle harmonieusement souci du détail, échappées poétiques, réalisme impitoyable et vertige onirique.

«La fiction est une fleur qui pousse sur un charnier. Par sa poésie, elle apaise les blessures. Elle rend grâce aux tourments, aux hommes perdus, aux vies gâchées.»
Philippe Claudel, préface

Né en 1960 en Belgique, Xavier Hanotte vit à Bruxelles. Ses romans, Manière noire (1995), De secrètes injustices (1998), Derrière la colline (2000), Les Lieux communs (2002), Ours toujours (2005), Le Couteau de Jenufa (2008), Des feux fragiles dans la nuit qui vient (2010), ainsi que son recueil de nouvelles L’Architecte du désastre (2005), tous publiés chez Belfond, ont été unanimement salués par la critique.